Double meurtre à Sherbrooke : « Il y a toujours de la drogue »
Les services policiers sont toujours sur la rue Ball de Sherbrooke mardi pour poursuivre leur enquête dans le dossier du double meurtre survenu dans la nuit de samedi à dimanche. L’un des résidents du secteur, Robert Delisle, rapporte avoir entendu de forts bruits durant la nuit. Il raconte que deux autopatrouilles du Service de police de Sherbrooke (SPS) se sont rapidement rendues sur les lieux, dans le stationnement du parc Jude-O.-Camirand. Le témoin indique être retourné se coucher et n'avoir rien entendu du reste de la nuit. Questionné à propos de l’ambiance dans son quartier, Robert Delisle soutient que Le bloc où ça s’est passé, il y a toujours de la drogue, toujours de la vente de drogue. Moi, ça fait six ans que je reste ici et ça fait trois descentes que je vois au même endroit. Un maître-chien est sur le terrain pour amasser des informations. Photo : Radio-Canada / Brigitte Marcoux En matinée, des maîtres-chiens se sont déplacés sur la scène afin d’amasser plus d’indices. Les policiers du SPS portent toujours assistance aux enquêteurs sur le terrain. Un périmètre de sécurité est toujours en place. Le double meurtre survenu dans la nuit de samedi à dimanche a coûté la vie d’Édith Dumas, 32 ans, et de Strahinja Gavrilovic, 38 ans. Tous les deux sont morts de blessures graves infligées par une tierce personne, selon les informations de la Sûreté du Québec (SQ). Édith Dumas est l'une des deux victimes du double meurtre survenu au centre-ville de Sherbrooke dans la nuit du 14 au 15 juin. Photo : Facebook/Edith Dumas Par ailleurs, Édith Dumas a déjà été la victime d’Ines Munizaba, une femme de 38 ans. Cette dernière a été condamnée à six ans de prison après avoir agressé Édith Dumas avec un couteau. Strahinja Gavrilovic était connu des milieux policiers. Photo : Facebook/Strahinja Gavrilovic Strahinja Gavrilovic était quant à lui déjà connu des milieux policiers et avait plusieurs antécédents judiciaires. Pour le moment, aucune arrestation n’a eu lieu dans ce dossier.Je dormais, à 2 h du matin. Il y a eu un bruit. Je croyais que c’était un transformateur d’Hydro-Québec qui explosait. J’ai regardé par la fenêtre et il y a eu un feu d’artifice. Ça a duré une minute ou deux, c’est tout
, précise celui qui vit tout près de l’immeuble où ont eu lieu les crimes.Après cinq minutes, ils sont partis bien tranquillement de la rue Ball
, ajoute-t-il.la police est toujours [là]
.
Rappel des faits


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